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Conduire

La mise en oeuvre de la restauration

Quelles précautions prendre lors de la conduite des travaux ?

Avant de conduire un chantier il faut d‘abord choisir déterminer le moment pour l’établir, en tenant compte des périodes de migration des poissons et des niveaux d’eau. Les périodes les plus propices se situent plutôt à l’étiage du cours d’eau, soit en été ou au début de l’automne (pour éviter les risques de crue). Il faut ensuite informer sur les dates de réalisation des travaux et les méthodes les différentes parties prenantes du projet : les membres du comité de pilotage, les propriétaires, les usagers pouvant être impactés durant la phase travaux ou encore la presse locale si nécessaire. Si les aménagements sont réalisés par une entreprise, le maître d’ouvrage doit être présent durant le chantier pour s’assurer de sa bonne réalisation. Lors des travaux les membres du comité de pilotage, les propriétaires et les usagers peuvent être invités à venir voir les travaux. Enfin le maître d’ouvrage doit réceptionner le chantier en présence si possible du propriétaire pour éviter toute contestation ultérieure. La police de l’eau et l’ONEMA devront être invités et éventuellement les membres du comité de pilotage. Un procès-verbal de réception de chantier doit être établi en vertu des normes existantes. Si les travaux sont faits en régie, une réception de chantier peut être organisée avec le propriétaire, le maitre d’œuvre, la police de l’eau, l’ONEMA, et les membres du comité de pilotage pour acter la fin des travaux et leur bon achèvement.

 

La gestion d’un chantier est une étape décisive dans un projet. Un chantier respectueux de l’environnement est le prolongement naturel des efforts de qualité environnementale mis en place lors de la conception. En effet, le calendrier des travaux est planifié au regard de la faune et de la flore, dans les périodes de moindre dérangement (hors reproduction, nidification…). Néanmoins, malgré ces préconisations, tour chantier génère des nuisances sur l’environnement proche. Les chantiers en zones humides peuvent avoir des conséquences non négligeables en matière de dérangement des milieux et de modification des paysages. D’un point de vue « technique » il est conseillé de prévoir une mission d‘assistance (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage ou Maître d’œuvre) d’un bureau d’études spécialisé (concepteur si possible) avec présence fréquente sur site. La réalisation doit s’appuyer sur des plans précis, permettant la vérification de la conformité, avant le démarrage des opérations, des plans d’exécution établis par les entreprises en fonction des dimensions du projet. 

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Quel suivi financier du projet et quel coût de revient des travaux ?

Le maître d’ouvrage assume la responsabilité financière d’un projet, avec les informations qui lui sont apportées par sa maîtrise d’œuvre. L’assistance à maitrise d’ouvrage, s’il y en a une, peut aider le maître d’ouvrage dans le suivi financier du chantier et des demandes de subventions. Le suivi financier est une action pluridimensionnelle et continue, intégrant tous les autres aspects du projet. Il consiste à collecter et consolider les données financières dans le but de fournir aux gestionnaires et aux différentes parties prenantes du projet, des éléments sur l’utilisation des fonds alloués et les objectifs atteints. Il cerne à la fois les aspects comptables (comptes) et opérationnels (activités) et par conséquent, normalise le facteur coût/efficacité. Le suivi financier est donc une fonction essentielle dans la gestion du projet et notamment la conduite de chantier, moment fatidique où le différentiel entre prévisionnel et réel peut se creuser, en fonction des réalisations et des matériaux utilisés mais aussi de modifications inopinées de la part de la maîtrise d’œuvre. Le génie civil est souvent générateur de surcoût. C’est pourquoi il est nécessaire d’être vigilant dès la conception au dimensionnement du projet et si possible de limiter les solutions « complexes », multipliant les matériaux et les volumes de bloc. L’option la plus simple peut bien être la meilleure dans certains cas : pour rappel l’entretien est à prendre en compte dans les coûts, ainsi un effacement total apparaîtra toujours moins onéreux.

 

Le suivi financier se présente principalement sous deux aspects pour la maîtrise d’ouvrage : la demande des subventions (sous conditions définies au préalable avec le financeur) d’une part et la maîtrise des coûts de chantier d’autre part. Cependant même une surveillance stricte des coûts et des recettes ne va pas permettre systématiquement de respecter les marges initiales sur les travaux réalisés. Certaines situations poussent les entreprises à répondre à un appel d’offre en « cassant les prix », du fait d’une conjoncture économique difficile. C’est aussi un moyen de proposer des travaux supplémentaires et de remplir le calendrier de commande. Le suivi de chantier justifie donc son importance dans ces situations-là précisément. Il devient l’instrument permettant de mesurer les écarts entre l’estimation réalisée dans l’offre, les coûts prévisionnels et les coûts effectifs ou réels du chantier. C’est grâce à cette évaluation que l’entreprise sait de quelle marge financière elle dispose pour gérer et terminer le chantier. La clé de l’efficacité du suivi de chantier réside donc dans l’étude, la planification et l’organisation du chantier ainsi que la collecte d’informations sur l’avancement du chantier. Pour cela Il faut établir un véritable tableau de bord de son suivi financier, en utilisant par exemple un logiciel de tableur type Excel.

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Comment mettre en oeuvre la mise en conformité des ouvrages compte tenu du délai supplémentaire de 5 ans ?

Une note technique rédigée le 6 juin 2017 par le Ministère de la transition écologique et solidaire à visée des  services déconcentrés  de l’Etat précise la mise en œuvre de ce délai supplémentaire.

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Comment mettre en oeuvre le mise en conformité des ouvrages compte tenu des évolutions réglementaires relatives aux moulins ?

Depuis juillet 2016, 4 évolutions règlementaires ont assouplies les contraintes imposées aux moulins à eau pour la restauration de la continuité écologique des cours d’eau. Suite à ces évolutions, le Conseil General de l'Environnement et du Développement Durable (CGEDD) a publié un rapport de synthèses et de propositions pour concilier la continuité écologique avec les préservation des moulins patrimoniaux. 

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